Conseil général du Vaucluse (retour à l'accueil)

Sélection de poèmes du pintemps des poètes

Que fait le Département pour la culture en 2012?

Téléchargez les orientations de l'assemblée départementale concernant la culture pour 2012 Ecouter  Téléchargez les orientations budgétaires concernant l'action culturelle - pdf - 20 Ko - nouvelle fenêtre
Téléchargez les orientations de l'assemblée départementale concernant la culture pour 2012 - texte - 8 Ko - nouvelle fenêtre

"L'intime horizon"

Loin des berges stridentes
Egarer l'ancre
Rompre les amarres

Suivre l'appel
De l'intime horizon.

 

Andrée CHEDID
Poème faisant partie de l'œuvre intitulée : « Territoires du souffle »

"Intempéries 9"

Au-delà des vignes naufragées
au-delà des maisons éventrées
et des rêves partis en fumée,
au-delà des yeux qui ont tout perdu,
au-delà des vies que la pluie a humiliées,
dans la blessure la plus vive de l'esprit
la cicatrice fait son oeuvre de tendresse :
des oiseaux innocents réapprennent
à chanter dans le silence des gens.

René DEPESTRE
(Extrait de Rage de vivre, œuvres poétiques complètes)

"Plus loin que nous"

jamais assez de ciel
sur les mains
jamais assez de vagues bleues
sur les ombres
jamais assez d'étoiles filantes
sur les lèvres

il n'est aucune mesure
à la mesure du monde
il n'est pas de blessure
pour oublier l'amour

seul l'infini un jour
nous aura mis en poche
un billet sans retour
sans peur et sans reproche

jamais assez de ciel
sur les mains
jamais assez de vagues bleues
sur les ombres
jamais assez d'étoiles filantes
sur les lèvres

seul l'infini un jour
nous aura mis en poche
un billet sans retour
sans peur et sans reproche

troubadours que nous sommes
partis à l'abordage
de navires inédits
et de châteaux de sable

jamais assez de ciel
sur les mains
jamais assez de vagues bleues
sur les ombres
jamais assez d'étoiles filantes
sur les lèvres

troubadours que nous sommes
partis à l'abordage
de navires inédits
et de châteaux de sable

chevaliers d'aujourd'hui
morts ou vifs qu'importe
nous aurons galopé
par tous les horizons

jamais assez de ciel
sur les mains
jamais assez de vagues bleues
sur les ombres
jamais assez d'étoiles filantes
sur les lèvres

chevaliers d'aujourd'hui
morts ou vifs qu'importe
nous aurons galopé
par tous les horizons

il n'est aucune mesure
à la mesure du monde
il n'est pas de blessure
pour oublier l'amour

jamais assez de ciel
sur les mains
jamais assez de vagues bleues
sur les ombres
jamais assez d'étoiles filantes
sur les lèvres

l'impatience est en nous
comme un rêve éperdu
qui dure plus que les nuits
et va plus loin que nous

et va plus loin que nous

André VELTER
(Extrait de Paseo Grande)

 

« Quand la Muse se dévoile » - 2006

« L'offrande de la poésie est lumière...
Le lien entre le poète et le sort du destin fragile de l'humanité est indéfectible...
Il est constamment à la merci du bien et du mal qui poursuit le monde.
Témoin de tous les châtiments et de toutes les bénédictions, le poète les redécouvre au rallie du hasard.
La poésie est le cri ultime d'un témoin passionné, amoureux qui jure de valider sa course sur le parchemin des mots paraboliques de l'écriture. »

 

Marie Flore Domond, poètesse Haïtienne
Récipiendaire du Grand Prix Littéraire - 2003 de l'Association Haïtienne des Écrivains

Mon pays, Mon cahier d’écritures – 1953

« S'il me fallait, au monde, présenter mon pays
Je dirais la beauté, la douceur et la grâce
De ses matins chantants, de ses soirs glorieux
Je dirais son ciel pur, je dirais son air doux
(...)
Et les soleils plongeant dans des mers de turquoise
Je dirais, torches rouges tendues au firmament,
La beauté fulgurante des flamboyants ardents,
Et ce bleu, et ce vert, si doré, si limpide
Qu'on voudrait dans ses bras serrer le paysage.

Je dirais le madras de la femme en bleu
Qui descend le sentier son panier sur la tête
L'onduleux balancement de ses hanches robustes
Et la mélodie grave des hommes dans les champs
(...)


Marie Thérèse Colimon, 1918-1997, poétesse Haïtienne

« Poèmes pour un texte » - (1970-1991)

TOI-MOI

Par l'univers-planète
univers à toute bride
Par l'univers-bourdon
dans chaque cellule du corps

Par les mots qui s'engendrent
Par cette parole étranglée
Par l'avant-scène du présent
Par vents d'éternité

Par cette naissance qui nous décerne le monde
Par cette mort qui l'escamote
Par cette vie
Plus bruissante que tout l'imaginé


TOI

Qui que tu sois !

Je te suis bien plus proche qu'étranger.

 

d'Andrée Chedid, poétesse française d'origine libanaise.

Nos sites internet

Conseil Général de Vaucluse - Hôtel du Département - Rue Viala - 84909 Avignon Cedex 09 - Téléphone : 04 90 16 15 00
Feedback Form