Les espèces animales en Vaucluse

Point de rencontre des faunes de la Méditerranée et du Nord de l'Europe au climat hivernal doux, le Vaucluse possède une biodiversité exceptionnelle. Grâce aux voies migratoires du Rhône et de la Durance, les oiseaux y sont nombreux.

Une faune abondante et variée

Le département de Vaucluse abrite une faune d'une exceptionnelle diversité.

On compte près de 135 espèces d'oiseaux et 21 espèces de chauves-souris ne serait-ce que dans le Luberon !
Parmi les mammifères les plus nombreux : sangliers et renards.

On y trouve aussi blaireaux (malheureusement en voie d'extinction), écureuils et rongeurs. Et le plus petit mammifère du monde : la musaraigne étrusque.
Les randonneurs matinaux pourront observer les chamois du Mont-Ventoux.
Sachez aussi que des castors ont colonisé certains secteurs du Calavon et de la Durance.

Avec de grands espaces naturels et 37 % du territoire recouvert de forêts, le Vaucluse est un lieu privilégié pour l'alimentation, l'hivernation ou la nidification des oiseaux.

De nombreux oiseaux

Du moineau à la fauvette à tête noire (dont le chant mélodieux retentit même en hiver), les oiseaux sont ainsi particulièrement nombreux sur le territoire : verdiers et gobemouches gris (qui s'établissent dans haies, arbustes et plantes grimpantes), rouges-queues à front blanc (appelés aussi sittelles), grimpereaux des jardins, chardonnerets ou encore blongios nain, serins cini et pinsons des arbres.

Parmi les grands rapaces, on rencontre l'aigle de Bonelli (qui niche dans les parois rocheuses), le circaète Jean-le-Blanc, le vautour percnoptère (dit " vautour blanc d'Egypte "), le hibou Grand-Duc... Plus typique, le merle noir est, quant à lui, présent absolument partout (y compris en ville).

Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir aussi le troglodyte mignon (minuscule oiseau à la courte queue souvent dressée). Ou le plaisir d'entendre le plus célèbre de nos virtuoses de la belle saison : le rossignol philomèle (migrateur présent d'avril à septembre) !

D'utiles aides pour les jardins

Parmi les espèces d'animaux qui peuplent le Vaucluse, certaines sont particulièrement précieuses pour notre écosystème. Les chauves-souris, par exemple, sont de redoutables chasseurs d'insectes. Elles en consomment un quart de leur propre poids quotidiennement !

Dans les vieux murs en pierres sèches ou les empilements de cailloux fourmillent également d'autres mangeurs d'insectes bien utiles : lézards des murailles et lézards verts, orvets (lézards sans pattes), crapauds et musaraignes...

Si vous habitez en centre-ville d'Avignon ou de Cavaillon, vous observerez peut-être la tarente, sympathique lézard à la tête et au corps aplatis grisâtre, qui évolue sur les hauts murs ensoleillés des villes grâce à ses pattes ventouses.

Des espèces qui se raréfient pourtant

Malgré cette richesse, certaines espèces sont beaucoup moins nombreuses qu'avant.

Les hirondelles de cheminée ou de fenêtre et les martinets (annonciateurs de la belle saison en arrivant de leurs quartiers d'hiver africains) sont en déclin.
Les anciens bâtiments aujourd'hui rénovés et les nouvelles constructions totalement fermées ne leur offrent plus les aménagements adéquats pour nidifier.
De même, le nombre de hiboux Petit-Duc (le seul de nos rapaces nocturnes à migrer en Afrique) est en baisse. La chouette chevêche (petite chouette sédentaire) est aussi en voie de disparition. Ce ne sont là que quelques exemples. Tout gîte artificiel de remplacement est donc une aubaine.

Et si vous ouvriez grand vos portes à la nature qui vous entoure ?

Quelle que soit l'étendue du terrain dont vous disposez, vous pouvez participer à la conservation de cette biodiversité :

  •  en prévoyant quelques aménagements simples sur les constructions pour les hirondelles et les martinets

  • les volets laissés ouverts serviront de gîte et de site de reproduction aux chauves-souris de petite taille

  • quelques coins laissés sauvages dans votre jardin seront l'idéal pour le hérisson

  • tas de pierres, murs et murets seront favorables à la ponte des lézards ou à l'hébergement des crapauds accoucheurs

  • points d'eau, mangeoires, nichoirs et autres abris seront autant de lieux d'hibernation et de précieux garde-manger

  • une haie bien dense servira d'abri et de site de reproduction à de nombreuses espèces et procurera de la nourriture en abondance aux insectes butineurs. Elle servira de réservoir naturel de baies et de graines pour les oiseaux qui viendront se servir.

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