Le Musée-Bibliothèque François Pétrarque à FONTAINE DE VAUCLUSE

Lieu de mémoire littéraire, le Musée-Bibliothèque François Pétrarque fait vivre un patrimoine écrit et artistique autour de la figure du premier humaniste, François Pétrarque et du poète riverain de la Sorgue, René Char.

Nouvelles règles de visite dans les Musées départementaux

En raison de la crise sanitaire liée au COVID-19, des modalités de visites spécifiques sont mises en place afin de garantir la sécurité de tous :

  • respect des mesures barrières à l’intérieur du musée,
  • port du masque obligatoire à l’intérieur du musée,
  • limitation du nombre de visiteurs accueillis simultanément dans les différents sites, les groupes de plus de 10 personnes ne seront pas admis,
  • instauration d’un sens strict de visite et fermeture, si besoin, de certains espaces,
  • départs de visite toutes les dix minutes,
  • mise à disposition de gel hydro alcoolique, désinfection quotidienne des locaux.

 

 

Histoire

Fondé en 1927, sur la rive gauche de la Sorgue, il est sur l’emplacement supposé qu’occupait la maison du poète au XIVe siècle. Le jeune Pétrarque découvrit le site de Fontaine de Vaucluse à 9 ans, en compagnie de son père. Il s’y installa ensuite, dans une maison située au pied de la falaise et sous le château de son ami l’évêque de Cavaillon, Philippe de Cabassole. Il y fit quatre séjours en une quinzaine d’années.

Fontaine-de-Vaucluse fut rapidement un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui aiment la poésie de Pétrarque : Honoré d’Urfé, Madeleine de Scudéry, Casanova, Mirabeau, Lamartine, Châteaubriant, George Sand, Stendhal… visitent ce qui est désigné comme étant la « maison » du poète. L’idée germe tout au long du XIXe siècle d’un Musée Pétrarque à Vaucluse. Pour célébrer les 600 ans de la rencontre entre le poète et sa muse, en 1927, une maison est choisie sur la rive gauche de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse et devint la Maison de Pétrarque. Les collections proviennent de l’Université d’Aix-en-Provence et sont essentiellement composées d’incunables, d’éditions anciennes et de dessins. L’inauguration a lieu en 1928, en présence de deux grandes figures, l’une parisienne, l’autre provençale, qui ont eu à cœur de faire revivre les Lettres classiques : Pierre de Nolhac et Jeanne de Flandreysy.

En 1968, le Conseil général de Vaucluse rachète le Musée Pétrarque, lieu littéraire et poétique qui renaît dans les années 80 sous l'impulsion de Jean Garcin, originaire de Fontaine-de-Vaucluse, président du Conseil général.

Une collection dédiée aux «alliés substantiels» du poète l’islois René Char, dans la continuité des liens esthétiques et sentimentaux avec ce site inspiré, entre dans l’habitation de la Sorgue, de ce territoire rêvé où règnent le mythe et ses éléments constitutifs : le gouffre en sa force tellurique et oraculaire, la vallée close îlot de paix, le couple des amants.

Depuis, le musée propose des expositions thématiques en résonance avec la poésie du site de Vaucluse, autour de l’œuvre de René Char et de François Pétrarque au travers du regard d’artistes contemporains.


Le Musée-Bibliothèque est labellisé Musée de France, membre de la Fédération des Maisons d’écrivains et des Patrimoines littéraires et appartient au réseau des Maisons des Illustres. Passeur de littérature, il est à la fois musée, bibliothèque, centre de recherche, atelier d’écriture et d’animation.

Collections

Elles comportent à la fois une iconographie de dessins et d’estampes sur Pétrarque, Laure et la Fontaine-de-Vaucluse ainsi qu’un fonds d’éditions anciennes des œuvres du poète et de pétrarquistes français et italiens.

Une collection d’art moderne perpétue l’attache d’un certain nombre d’artistes avec ce territoire poétique, autour de René Char et de ses « alliés substantiels » : Georges Braque, Alberto Giacometti, Arpad Szenes, Vieira Da Silva, Joan Miró, Zao Wou-Ki, Pablo Picasso, Wifredo Lam, Joseph Sima.

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Cheminement muséographique 

Sur la rive gauche de la Sorgue, vouée à la poésie et aux arts, le Musée-Bibliothèque invite à une promenade littéraire et artistique. Ce pèlerinage à travers les siècles commence au jardin délicieux, «hortus deliciarum», riche des significations du Roman de la Rose. Il se poursuit au rez-de-chaussée d’une maison troglodyte où une collection d’art moderne accompagne l’œuvre de René Char, dans le double élan créatif de l’écriture et de la peinture.

Sont ainsi présentés des grands noms de l’art moderne : Georges Braque, Alberto Giacometti, Arpad Szenes, Vieira da Silva, Joan Miró, Zao Wou-Ki, Pablo Picasso, Wifredo Lam, Joseph Sima,… Lettres autographes, manuscrits, aphorismes sur galets, planchettes de bois, photographies originales illustrent ainsi le pays des sources, pays du Moulin premier, pays du Soleil des eaux, fertilisé par la vision du poète devenu, en ses voisinages de Pétrarque, des troubadours provençaux, de Raimbaut de Vaqueiras, une géographie mythique.

  • Au premier étage du musée, une collection fabulatrice de portraits de Pétrarque et Laure épouse les courants et les modes de chaque époque. Elle témoigne de l’extraordinaire imaginaire collectif qui s’est développé autour du chromo des amants. Un fonds d’éditions anciennes, du XVe au XIXe siècle, présente le versant en langue italienne de l’œuvre du poète : son célèbre Canzoniere et ses Trionfi de même que ses traités en latin : le Bucolicum carmen, le Secretum, le De vita solitaria… Le propos muséographique porte sur la naissance et l’essor du mythe littéraire et restitue le caractère de lieu inspiré que fut la Fontaine-de-Vaucluse à travers de nombreux dessins et gravures.

  • Au second étage du musée, transformé en 2005 en salle d’exposition, présente le « trésor des eaux », ensemble de monnaies antiques découvertes en 2003 dans le gouffre. Ce trésor de la Fontaine évoque cinq siècles d’offrandes vouées au culte de la mystérieuse résurgence, du Ier siècle avant J.- C. jusqu’au IVe siècle de notre ère. Le site de la Fontaine-de-Vaucluse a toutes les composantes des grands archétypes sibyllins du bassin méditerranéen avec l’analogie du climat, de la végétation, du relief et du ciel. Comme à Delphes, on y décèle un culte primitif des eaux et du gouffre. Ce trésor métaphorique des eaux a inspiré, depuis la réouverture du musée en 1985, de nombreux artistes contemporains - Claudine Aspar, Jean-Paul Dumas-Grillet, Sandra Martagex, Till Neu, Jean-Claude Rousseau… - qui ont laissé, au travers de leurs œuvres exposées, les traces de leurs passages.

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